J'ai entendu dire aujourd'hui que se préparait ici comme ailleurs dans le monde une certaine veillée particulière où l'on célébrerait la naissance d'un "enfant roi". Avec un peu de réflection, cela me rapelle quelques choses. La famille, le sapin, les guirlandes, la bonne "graillance" et à l'occasion cette sorte de substance blanche et farineuse qui nous tombe du ciel (celle qu'on met en boule, pas en ligne...) .
"C'est Noël !!!!" , "Krismasy !!!!!"
"Ah bon ?"
Pour tout dire, une certaine nostalgie me guette lorsque je pense à ce qui entoure cette fête de fin d'année. Il y a encore une fois comme une réelle coupure avec l'occident qui se figure. Avec l'éventail de couleur que le paysage recèle, on trouve encore à y apporeter celles de guirlandes mauves fluos et jaunes dorées. Les pères Noël de Analakely (centre de ville de Tana) me laissent presque indifférent et ce n'est que l'ironie , sans dédain aucun, avec laquelle je les perçois qui me ramène à mon plaisir d'enfance. Demain, il faut vraiment que j'aille acheter un de ces sapins que ces vendeurs trimballent sur leur dos par paires. Ce sont de vrais forêts qui se balladent en plein milieu des routes déjà bondées par les embouteillages permanents de ces périodes de fêtes. Oui, un sapin c'est bien. Bien que ce soit moins typiques de Madagascar, c'est bien moins encombrant qu'un ravinala de Noël ou un baobab enguirlandé.
Les avenues et les rues de Tana sont envahies de monde, ça a été l'occasion depuis une semaine de vraiment troter et apprendre à se repérer à pied en ville. Les multitudes de détails que l'on remarquaient aux premiers jours sont alors devenus un ensemble bien authentique à mes yeux. Même si il m'arrive encore d'exploser de rire avec Mathieu et Sandrine quand je leur fait remarquer ce type qui n'en peut plus d'entasser des parasols ouverts sur son dos, j'ai comme l'impression de saisir comment chacun de ces petits bonshommes organisent le paysage local. C'est le bordel, mais c'est comme ça... Il est devenu presque dangereux de marcher sur un trottoir à Tana, mieux vaut cotoyer les autos sur la route et éviter de devoir enjamber les milliers de mini stand de marchands en tout genre installés sur le côté. Tant qu'il y a de la place, on s'entasse...
J'adore cette ville, j'ai aimé la campagne et aujourd'hui japprécie être ici.
J'ai vraiment l'impression que tout reste à faire.
Il y a de l'espoir puisqu'il y a de la vie.
Enormément de vie.
Les anecdotes que comptent la semaine passée ne sont que trop nombreuses pour me laisser aller à en reconter ne serait-ce qu'une. Le week-end a été plutôt rempli. Le meilleur pour l'instant je crois, peut-être trop "meilleur" si vous m'excusez mon parler. Après avoir enfin réaliser ce qu'était un vrai "Valiha" (instrument de musique) lors du concert et de Rajery ou de Tarika Be, je pense maintenant sérieusement à m'en procurer un et à prendre quelques leçons.
Un petit cadeau de Noël à tous, pour vous prouver que je pense à vous et surtout que je sais parlaer Malgache un tant soit peu (regarde pas les fautes Papa et désolé à tous les Malgaches mais sachez que je suis le fils de mon père et promet que j'apprendrai autres choses que ces bétises)
"Vasa bora mena,
Tsia tiako tafykena,
Mpangetotratsena."
Je vous embrasse, "Tadremo marary kibo" pour les fêtes, je vous envoie du bon et merci à ceux qui m'écrivent, c'est chaleureusement reçu. "Smile up ..."