mardi 18 décembre 2007

Où est passé Noël ?

J'ai entendu dire aujourd'hui que se préparait ici comme ailleurs dans le monde une certaine veillée particulière où l'on célébrerait la naissance d'un "enfant roi". Avec un peu de réflection, cela me rapelle quelques choses. La famille, le sapin, les guirlandes, la bonne "graillance" et à l'occasion cette sorte de substance blanche et farineuse qui nous tombe du ciel (celle qu'on met en boule, pas en ligne...) .

"C'est Noël !!!!" , "Krismasy !!!!!"

"Ah bon ?"

Pour tout dire, une certaine nostalgie me guette lorsque je pense à ce qui entoure cette fête de fin d'année. Il y a encore une fois comme une réelle coupure avec l'occident qui se figure. Avec l'éventail de couleur que le paysage recèle, on trouve encore à y apporeter celles de guirlandes mauves fluos et jaunes dorées. Les pères Noël de Analakely (centre de ville de Tana) me laissent presque indifférent et ce n'est que l'ironie , sans dédain aucun, avec laquelle je les perçois qui me ramène à mon plaisir d'enfance. Demain, il faut vraiment que j'aille acheter un de ces sapins que ces vendeurs trimballent sur leur dos par paires. Ce sont de vrais forêts qui se balladent en plein milieu des routes déjà bondées par les embouteillages permanents de ces périodes de fêtes. Oui, un sapin c'est bien. Bien que ce soit moins typiques de Madagascar, c'est bien moins encombrant qu'un ravinala de Noël ou un baobab enguirlandé.

Les avenues et les rues de Tana sont envahies de monde, ça a été l'occasion depuis une semaine de vraiment troter et apprendre à se repérer à pied en ville. Les multitudes de détails que l'on remarquaient aux premiers jours sont alors devenus un ensemble bien authentique à mes yeux. Même si il m'arrive encore d'exploser de rire avec Mathieu et Sandrine quand je leur fait remarquer ce type qui n'en peut plus d'entasser des parasols ouverts sur son dos, j'ai comme l'impression de saisir comment chacun de ces petits bonshommes organisent le paysage local. C'est le bordel, mais c'est comme ça... Il est devenu presque dangereux de marcher sur un trottoir à Tana, mieux vaut cotoyer les autos sur la route et éviter de devoir enjamber les milliers de mini stand de marchands en tout genre installés  sur le côté. Tant qu'il y a de la place, on s'entasse...

J'adore cette ville, j'ai aimé la campagne et aujourd'hui japprécie être ici.

J'ai vraiment l'impression que tout reste à faire.

Il y a de l'espoir puisqu'il y a de la vie.

Enormément de vie.

Les anecdotes que comptent la semaine passée ne sont que trop nombreuses pour me laisser aller à en reconter ne serait-ce qu'une. Le week-end a été plutôt rempli. Le meilleur pour l'instant je crois, peut-être trop "meilleur" si vous m'excusez mon parler. Après avoir enfin réaliser ce qu'était un vrai "Valiha" (instrument de musique) lors du concert et de Rajery ou de Tarika Be, je pense maintenant sérieusement à m'en procurer un et à prendre quelques leçons.

Un petit cadeau de Noël à tous, pour vous prouver que je pense à vous et surtout que je sais parlaer Malgache un tant soit peu (regarde pas les fautes Papa et désolé à tous les Malgaches mais sachez que je suis le fils de mon père et promet que j'apprendrai autres choses que ces bétises)

"Vasa bora mena,

Tsia tiako tafykena,

Mpangetotratsena."

Je vous embrasse, "Tadremo marary kibo" pour les fêtes, je vous envoie du bon et merci à ceux qui m'écrivent, c'est chaleureusement reçu. "Smile up ..."

 

samedi 8 décembre 2007

Les milles villages

Curieux destins qu'est celui de ma famille.

Mes parents se sont rencontrés sans même penser ce hasard qui n'en est pas un.
Maman est née sous le nom d'Elisabeth MILLEVILLE en tant que jeune fille française.
Quelques années plus tôt, en 1954, Papa naissait à Antananarivo.
Antananarivo signifie par une traduction rapide en français MILLE VILLAGES.

Une corrélation qui avec son pesant de curiosité ne peut s'empêcher de me plaire.
Le Destin, le Hasard... mais qu'est qu'on attend pour se laisser porter?

mardi 4 décembre 2007

Antrema, là où nous sommes allés...

Nous sommes ici depuis hier matin, Antrema. Un calme comme je n'en ai que rarement vu nous entoure. A la jambe, je me suis fait une blessure superficielle. J'ai été malveillant et ne sais même pas de quoi elle provient. Je sens maintenant comme une fièvre maladive monter en moi mais je ne sais encore si il s'agit d'une paranoïa ponctuelle ou d'une réalité à laquelle je ne préfère pas me rattacher. Quoiqu'il en soit la température des lieux ne peut vous être qu'illusoire. 40°C nous assaillent de 10H jusqu'au couché du soleil.

Depuis là où je me suis installé, je subis le second effet de ces deux marches diurnes dont nous revenons à l'instant. Les 10 km à pieds vers la côte m'ont rappelés à quel point je n'était plus sportif.Néanmoins j'ai retrouvé cette senstion de surpassement. Rappelez-vous lorsque vous tentiez de battre votre record d'apnée étant gosse. Passé un cap, si on l'ose, on ne peut plus s'arrêter. Une sensation de celles qui vous font revivre.

Enfin la besogne aussi hardue qu'elle puisse parrître n'était qu'exercice de mise en jambe. Aller se baigner dans l'humide bande ravinalas (arbres du voyageur) nous aura demandé deux heures. En comparaison, ajoutez à cela un levé à 5H du matin, 3 autres heures dce marche et un retour sous le soleil de midi si vous souhaitez saisr en partiela toute autre envergure du parcours d'aujourd'hui.

C'est le lambaohany à la taille que j'attend sans trop d'impatience la sorti nocturne. Un p'tit bain de moustiques? Ca vous dit? Cela dit je pense passer les plus beaux instants de ma vie. J'en prend plein les mirettes. Au début on veut tous photographier puis on se rend compte de l'inutilité de ce procédé. Alors on regarde, on marche et se lance éperduement vers l'horizon.
Les sons sont inédits, le vent l'est aussi. C'est dans de tels endroits qu'on saisit ce qu'est un univers.

Les chants d'oiseaux me perturbent et j'en viens à vous souhaiter "Bon Froid" et Veloma Tompoko.

PS : la fièvre est passée...

samedi 1 décembre 2007

En route Pour Mahajanga

Dans un sens, on aurait pu dire : "Une ville puis plus rien". Soyons clair. Tout est là, derrière les frontières de Tana. Là où les Hommes ne sont que de passage, nous aussi avons suivi la route du Nord. Notre destination : Mahajanga (ou Majunga), une autre ville, une différente.










C'est grâce à la bienveillance de ma tante Hary que ce voyage m'a été proposé. Sa position de professeur de botonique à l'Université de Tana l'emmène souvent à traverser le pays de part et d'autre à la recherche d'espèces à étudier. Ainsi le voyage tourristique prévu au préalable allait se changer en séjour d'une semaine à Antrema, un des rares villages malgaches encore éloignés du progressisme à reculon... Je troque mon maillot bain contre un bon produit anti-moustique et quelques pillules de Nivaquine.










*


Voyage en 4x4 de 600 km annoncé soit 10 heures de route à profiter du paysage entre Tana et Mahajanga . Profiter sous la chaleur grandissante au fur et à mesure de la journée. Mon seul combat : "Ne pas dormir". Ca n'a pas été trop dur à vrai dire. Je n'en dis pas plus mais j'espère que quelques photos vous feront comprendre pourquoi même un dormeur comme moi se devait de garder les yeux bien ouverts.

vendredi 30 novembre 2007

Les p'tits bus

Ca y est, la deuxième semaine sur l'île rouge se termine.

Je commence à mieux connaître la capitale, les quartiers et leur nom ont du mal à rentrer dans ma petite tête mais je peux me repérer un mininum quand on bouge en voiture ou en bus. D'ailleurs le bus, c'est vraiment plaisant. Ca coûte 1500FMG le trajet (0,37 Euro) mais il faut être patient. ce service n'est constituée que de regroupement privé qui cherche la rentabilité. Un bus qui roule à Tana est un bus plein. Pas plein du genre chacun se place. C'est plutôt une place pour deux, ou trois. De Ambohibao à Antanimena en passant pat 67Hectar ou Ambohipo, on entend les crieurs à chaque arrêt rameuter les passagers. Voilà une chose que j'aurais bien enrgistré si j'avais emmené un enregistreur. Sur ça j'ai vraiment pas géré.

Pour l'anecdote, Samedi dernier, avec mon cousin Mathieu nous prennions le bus à l'heure de pointe à un arrêt de 67Ha. Vu le nombre de personnes qu'il y avait, on a décidé de se boire une "boisson Star" dans une gagotte en attendant. Ahh! les Boissons Star, le leader de la distribution de boissons en bouteille de verre ici. Coca, Fanta, Bonbon Anglais et compagnie... Ca vous dit surement quelque choses mais ne vous méprenez pas, ça n'a pas du tout le même arôme. Y a pas de bulles, tout du moins quelques unes au mètre carré. Bref... Lorsque le Bus 114 montra son nez déjà bien chargé, une petite ruée vers lui s'imposa. Tout deux accrochés d'une main à la porte arrière du bus, on tentait de se faire une place. Ttenant son sac banane de l'autre main, mon cousin sentit une tierce main se faufiler à l'intéreur.

"Mpangarompaosy!!! Mpangarompaosy!!! (pickpocket)
Ce qu'il cria stoppa tous mouvements dans les environs. Le bus, lui continuait d'avancer et derrière nous, une ronde de gens entourait le téléphone portable de Mathieu que le voleur avait tenté de lui subtiliser. Fallait-il lâcher ce bus tant convoité ou récupérer ce téléphone tombé à terre? En un éclair, Mathieu s'éxécuta et put se rattacher à nouveau au 114.
Il était halluciné, comme tous les gens alentours. J'ai alors eu l'impression d'être le seul à ne pas m'indigner. Moi qui croyais que c'était courant à Tana, j'appris alors que ce genre de voleur est vraiment méprisé. Méprisé, le mot est encore faible .S'il est vu, il faut qu'il fasse ses prières. tout le monde se met alors le courser. La population jouant au justicier. Malheur à lui si il est attrapé. On parle ici de correction populaire, une idée qui me plâit assez tant elle est rassurante.

Il me reste maintenant à prendre le bus pour la campagne. Il faut encore que je me renseigne sur les destinations possibles et les horaires. L'Ouest, l'Est, le Nord, le Sud ? C'est sacrément grand Mada mais je vais me décider.

lundi 26 novembre 2007

On fera ce qu'on peut...

Voilà, je perd déjà mon temps à être devant un ordinateur.

Ca fait maintenant une semaine que je suis arrivé à Ambohiboa, quartier en périphérie de Tana, en quelques sortes seulement. La périphérie, comme un urbaniste l'entendrait, c'est pas encore trop commun en la capitale. Bien que Antananarivo soit la plus grande ville du pays, les aménagements routiers ne sont pas tellement ce sur quoi il faut juger les avancées techniques et sociales du pays. C'est tout bonnement "la jungle", voilà, d'ailleurs ça fait plaisir à voire. Comme quoi on peut bien se prendre la tête à payer un permis de conduire à un prix exhorbitant en France puis arriver ici et se trouver être la seule source de danger sur la route .Un bon automobiliste, est un automobiliste presque aveugle et insouciant ici mais il est aussi tout ce qu'il y a de courtois. Bref...

Je vais essayer au mieux de tapoter chaque semaine sur un clavier pour rendre compte de mon petit voyage. Pour l'instant, je profite du beau temps qui apparemment risque de tourner en cyclone d'ici quelques semaines. Je suis déjà plus noir que ma cousine Sandrine mais je ne rattrape pas encore mon grand oncle Rakoto Maurice que j'ai vu hier. Ca tape dur sur mon échine, les goutelettes perlent à grand flot et les paupières se rident, les yeux presque fermés pour filtrer toute cette lumière. Pourvu que ça dure.



Bouger en ville, c'est encore un peu éprouvant. Faut se faire un peu violence. Les étrangers ici y en a, mais des Malgaches, il y en a vraiment partout. Voilà la remarque que j'ai fait à mon grand père la première qu'on s'est rendu en Bus en plein centre. Ma reflection a fait le tour de toute les maisons en moins d'une après-midi. Ils se foutaient de moi.
Depuis ce jour, les occasions pour bouger en ville n'ont pas manqué ce qui m'a permis de m'y faire un peu plus. Un malgache, deux malgache, trois, huit, vingt, mille. Plus rien à faire maintenant.



Les hostilités musicales n'ont toujours pas débuté. Je vais rencontrer un bon musicien cette semaine, Datita. Espérons qu'on en tire quelques choses. Enfin pour l'instant je pense surtout à cez week-end, voyage à mahajanga... la plage fillot!!! Pas Noirmoutiers, non, non. Pas la côte d'Azur, non, non. Pas la Tunisie, non plus. Mahajanga fillot!!! D'ici là, c'est musique, j'espère, chez mon cousin et avec d'autres jeunes qui "love" le "love".

Allez c'est bon pour un premier topo. Je remet ça très vite. Mattez déjà quelques photos, le meilleur est à venir.


Plein de bonheur à tous, et de paix autour de vous.